Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

19/10/2016

Enchères et héritage, même combat

Les enchères, comme l’héritage, devraient être supprimés. Pourquoi ? Parce qu’ils donnent une idée fausse de la valeur d’un bien pour les premières, parce qu’il nourrit un être sans équivalent travail pour le second.

 

« Adjugés 1 320 € et 1 140 €, les magnums 2011 des cuvées Le Bourg et Le Poyeux du Clos Rougeard auront été particulièrement disputés durant la vente aux enchères du site iDealWine, ce 28 septembre. « Qui aurait pu imaginer, il y a seulement quelques années, de tels prix pour un vin de Saumur Champigny ? » reconnaît Angélique de Lencquesaing, la directrice générale d’iDealWine, lors d’une conférence sur le prix des vins, ce 11 octobre à Bordeaux. » (Le Kiosque Infos octobre 2016)

 

Le Champigny n’est pas un vin détestable mais si de riches enchérisseurs ne jouraient à faire monter les prix, on resterait dans des prix genre 50 EUR le magnum ! Comme en art, la gangrène vient des riches possédants, qui jouent à faire monter le Van gogh ou le Picasso à des tarifs indécents. Les possesseurs de fortunes, qui n’ont plus de notion sur les prix que celle que leur fournit leur désir de briller dans l’unique, devraient être interdits d’enchères. A moins qu’on interdise les enchères, tout simplement ? 

 

Quant à l’héritage, c’est une perte sèche pour la collectivité, quand il va enrichir le descendant d’un gros travailleur ou d’un inventeur génial. N’y a-t-il pas quelque chose de troublant à planifier l’enrichissement sans cause d’un quelconque être sans qualité ? Les entrepreneurs n’ont-ils pas fabriqué leur fortune grâce au pays et au peuple ? Si l’héritage de Liliane Bettencourt (35 milliards) revenait à l’état, comme celui de Bernard Arnault et de Pierre Berger, de tous les autres aussi, l’équilibre financier du pays serait amélioré et la fraternité honorée.

 

Qu’on laisse définitivement au Loto le soin de créer des fortunes inopinées et aux enfants de riches celui de refaire fortune par leurs propres moyens.